Les élections du 7 Septembre présentent pour moi plusieurs satisfactions. Il y a il est vrai divers sujets sur lesquels nous pouvons être confiants et espérer pour l'avenir. Tout d'abord le rassemblement massif de la société civile, avec en tête « 2007 Daba ». Ensuite, la création pour les partis majeurs de la scène politique marocaine d'un véritable programme, rassemblant des idées sur les points les plus cruciaux de la campagne électorale. Nous disposerons au moins et pour la première fois d'un critère de comparaison, même s'il n'est pas concluant, pour choisir entre les partis autrement que par des préférences animalières des logos des partis. Et même si nous savons tous qu'aucun programme ne sera respecté (pour la bonne raison que la politique générale du royaume enchanté est faite par une seul homme, le souverain lui-même) j'estime que cette avancée, amorcée par l'apparition d'une jeunesse politicienne technocrate au sein des majeurs partis, elle-même sous entendue par la nomination il n'y a pas si longtemps de ça par M6 d'un technocrate à la tête du gouvernement, est décisive dorénavant dans la tradition démocratique marocaine... C'est une sorte de précédent judiciaire, à nous d'exiger son application à chaque prochaine élection. Et même si les islamistes du PJD se retrouvent au pouvoir, je me dirai humblement que c'est le choix des électeurs, 15.510.505 électeurs, dont 57 pc sont sans instruction aucune (19 pc disposent d'un niveau primaire, 17 pc d'un niveau secondaire et 7 pc d'un niveau supérieur.), et qu'on ne peut que le respecter. Je m'abstiendrai de demander un recomptage des voix, et me dirai que le Maroc a peut-être juste sauté une étape dans son long voyage vers la démocratie, une étape qui aurait permis aux marocains, à tous les marocains, de mesurer l'enjeu de campagnes comme « 2007 Daba », l'alphabétisation. Et cela ne m'empêchera pas d'être fier de mes concitoyens...